Conférences

Le rouge n’a pas sa place dans un iceberg, broche/sculpture, 2016. Résine, bronze, latex, polyuréthane. Crédit photo: Anthony McLean.

MAUDE LAUZIÈRE DUMAS

Le jeudi 24 octobre, 17h

 

Maude Lauzière Dumas présentera un résumé de son travail des dernières années en tant qu’artiste et technicienne d’atelier. Lors de la conférence, elle expliquera son parcours qui oscille depuis 2016 entre les sculptures portables, l’installation et la performance dans une réflexion autour des notions d’objets et de corps humain. Elle insistera également sur les possibilités que lui a offert son parcours académique et comment il lui ouvre maintenant des portes vers de futurs projets.

Attirée par l’expression artistique, Maude entame une formation à l’École de joaillerie de Montréal en 2010. Elle travaille ensuite plusieurs années en industrie, où elle développe ses techniques de fabrication, du monumental aux miniatures. Peaufinant ses assemblages, le métal et ses processus de transformation deviennent vite sa matrice de création. Elle travaille aujourd’hui avec plusieurs sculpteurs-es montréalais-es fusionnant ainsi métiers d’art et arts visuels. Elle poursuit actuellement une formation aux Beaux-arts à l’Université Concordia et prévoit graduer en 2020.

 

 

 

 

 


 

Yoke. 2017. Acier, maïs séché, cuir, argent sterling, laiton, corde. Crédit photo: Anthony Mclean

KARIN JONES

Le jeudi 31 octobre, 17h

 

Karin Jones, artiste multidisciplinaire établie à Vancouver, présentera une conférence à l’École de joaillerie de Montréal, qui coïncidera avec son exposition solo (body of work), qui sera présentée dès le 1er novembre à La Centrale Galerie Powerhouse. Karin présentera un bref survol de sa carrière et explorera en détail les idées qui sous-tendent son plus récent travail, qui porte sur la race et l’identité culturelle.

Karin Jones est une artiste interdisciplinaire avec une formation en joaillerie. Elle a obtenu son diplôme en joaillerie au Vancouver Community College en 1993, avant de se lancer dans une carrière de plus de 20 ans comme joaillière et créatrice indépendante. Elle s’est spécialisée dans plusieurs techniques rares, dont le Damascène, une technique ancestrale d’incrustation d’argent et d’or sur acier qu’elle a perfectionnée durant une résidence artistique à Fiskars, en Finlande, en 2007. Depuis, son travail s’est éloigné de la joaillerie pour s’orienter vers la sculpture et l’art contemporain. Elle a obtenu une maîtrise en beaux-arts en métiers d’art de l’Université NSCAD (2018), où elle a amorcé ses plus récentes recherches sur la façon dont les récits historiques façonnent notre sens de l’identité. Son travail a été présenté partout au Canada, aux États-Unis, au Japon et en Finlande. Elle est actuellement directrice du département d’art et de design en joaillerie au Vancouver Community College.

Dans sa plus récente série d’œuvres, intitulée simplement (body of work), Jones pose un ensemble de questions complexes sans offrir de réponses faciles. Comment les récits historiques façonnent-ils nos identités ? Dans quelle mesure choisissons-nous d’afficher certains aspects de notre identité ? En créant une série d’objets d’ornement faisant référence aux contentions et aux matériaux utilisés à l’époque de l’esclavage des peuples africains en Amérique, elle examine son propre rapport à cette histoire.

Réfléchissant à ce récit historique complexe, Jones propose des œuvres qui conjuguent des sentiments complexes de fierté et de honte, de pitié et d’empathie, d’horreur et de fascination, de deuil et d’appartenance.

****Cette conférence sera donnée en anglais****