[etRe – Exposition des finissants 2017 de l’École de joaillerie de Montréal

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Exposition de bijoux : 5 joailliers, nouvellement diplômés de l’École de joaillerie de Montréal présentent leurs dernières créations à la Galerie Carte Blanche, 1853 rue Amherst à Montréal, du 16 au 27 juin 2017

Les cinq finissants à la formation collégiale du Cégep du Vieux Montréal en techniques de métiers d’art, option joaillerie, exposeront leur projet de fin d’études à la Galerie Carte Blanche . Ce projet est un ensemble composé d’un collier, d’un bracelet et d’un projet libre où l’étudiant conceptualise, fabrique et intègre les techniques apprises au fil de sa formation de trois ans.

Embrassés dans leur pleine individualité tout au long de leur formation, les cinq finissants de 2017 présentent l’exposition [etRe, titre qui évoque l’artiste joaillier en devenir. Au cœur de leur réflexion, les diplômés de 2017 proposent des créations qui font écho à leur propre individualité : leur vécu, leur lien avec la fluidité de la nature, leur relation avec les humains du monde, leur héritage culturel ainsi que leur réflexion sur l’être en général. [etRe en propulsion. [etRe en devenir. [etRe ce qu’on est.

Si certains privilégient les matériaux plus classiques, tels que les pierres précieuses et de l’argent, d’autres ont intégré, en usant d’audace, des matières dites moins nobles, comme la résine, l’émail, le béton ou du panache de caribou. [etRe met en lumière tout le potentiel créateur de ces nouveaux diplômés et la richesse du métal et de la profession de joaillier. Une sélection de projets réalisés par les étudiants de 1ière et de 2e année de la formation collégiale fera également partie de l’exposition.

 

Adrianne Bélanger St-Pierre

Ma pratique artistique est grandement influencée par l’impermanence de la nature que je tente d’immortaliser par le biais de mes créations métalliques. Je cherche ainsi à transmettre un sentiment d’élégance, de fluidité et de simplicité. Je privilégie les techniques du dessin, de la sculpture de cire et du coulage. Par mon travail, je m’intéresse principalement à la confection de petite série, De là, je m’inspire essentiellement d’un style elfique, celtique et oriental. Mes colliers, bracelets et broches présentent des entrelacements de motifs expressifs et d’apparences organiques telles que des branches courbes, des fleurs de lotus ainsi que des feuilles de vignes.

 

Béatrice Dion-Desroches

J’ai développé le concept de mon projet de fin d’études par une réflexion sur l’union des êtres humains. De partout dans le monde, sans regard pour la race, la nationalité, la langue ou la religion, je me suis intéressée à interpréter, selon mes perceptions, un monde idéal. En ces temps de guerre, d’intolérance et de peur, mon projet tend à démontrer que l’alliance des cultures, créer une unité où chacun y apporte ses forces et y puise celles de l’autre. Dans ma proposition, la différence est perçue comme un atout et non pas comme l’objet d’un quelconque inconvénient. Inspirées par des esthétiques visuelles de plusieurs cultures, ces pièces forment un ensemble qui rend hommage à la différence. J’ai cherché à démontrer qu’en allant vers notre prochain, au delà de nos peurs, cela risque seulement de nous apporter la paix,paix que nous recherchons tous pour le meilleur des mondes.

 

Kim Paquet

Ma démarche actuelle est influencée par deux univers parallèles qui en apparence, n’ont rien en commun sinon mon intérêt personnel pour chacun. Entre l’intervention sociale auprès de toxicomanes de la rue et la création de bijoux, j’ai voulu pour le présent projet, conjuguer ces deux mondes. C’est à partir de cette idée que j’ai développé le concept de mon projet de fin d’études.

 

Louis-Vincent Parent

Grandissant dans le nord du Québec, mon inspiration vient de la culture crie et des paysages de forêt boréale. La plupart des éléments dans mes projets touchent des bases personnelles de ma vie. J’ai décidé de faire un projet qui exprime assez bien le milieu où j’ai grandi et la communauté  crie que je fréquente depuis mon enfance. Pour moi le nord du Québec est un endroit avec  des formes tellement puissantes, tellement belles, que c’est une place d’inspiration sans fin. Quand je vais chasser, quand je sors dans le bois, le stress de la vie quotidienne m’échappe. Parmi cet univers, le caribou m’a toujours fasciné. C’est un animal qui voyage des milliers de kilomètres à chaque année. Par cet aspect, je me sens assez semblable. Depuis maintenant 6 ans, je voyage chaque année de Chisasibi à Montréal pour y étudier.

 

Laura Sasseville

J’ai choisi comme médium d’expression: l’objet. L’objet dans son sens propre dénué de sa fonction. En tant qu’artiste, donner un sens à mon travail en l’intellectualisant  est à la base même de mes préoccupations. La notion d’esthétisme est secondaire,  l’objet doit servir à véhiculer ma pensée. Mes influences sont multiples, alternant entre l’architecture et le monde organique, mes expérimentations  en atelier sont les fruits des univers qui m’interpellent.

 

 

Source : Anthony McLean (projets de fin d’études) et Jonathan D’Amours (portraits)

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