Venir étudier la joaillerie au Québec, 3E ÉDITION

Depuis l’automne dernier, Constance Fortin et Catherine Ferré sont inscrites au programme d’études collégiales à l’École de joaillerie de Montréal. Ces deux étudiantes d’origine française sont emballées par la formation qu’elles reçoivent, les rencontres qu’elles font et la vie qu’elles mènent à Montréal. Elles ont pris quelques minutes de leur temps pour nous expliquer le processus d’admission à la formation collégiale ainsi que leur intégration scolaire.

Comment avez-vous entendu parler de notre formation?

Constance Fortin : En faisant des recherches sur Internet, j’ai découvert que cette formation était offerte en lien avec le Cégep du Vieux-Montréal. Le DEC est très accessible financièrement et les démarches pour l’immigration bien guidées.

Catherine Ferré : J’ai découvert l’École de joaillerie de Montréal (ÉJM) lors de la Nuit blanche en février 2015. J’étais venue avec mon mari découvrir la ville de Montréal en plein hiver et donc en plein froid pour voir si nous serions capables de nous adapter. Eh oui, là d’où nous venons en France (en bord d’Atlantique) la neige ne vient qu’une journée tous les 4 ans… J’avais découvert l’existence de l’école au courant de cette semaine de découverte de la ville, je cherchais une formation qui me permettrait d’allier le travail manuel et l’art, avec la possibilité d’intégrer le travail du verre par filage dans ma future activité. Nous avons découvert l’école, mais nous n’avions pas pu la visiter en semaine. Nous y sommes donc retournés le soir, lors de la Nuit blanche, et là j’ai découvert le travail du métal et les lieux.

   

Photos de l’édition 2016 de la Nuit blanche à l’École de joaillerie de Montréal

 

Quels sont les premiers pas pour s’inscrire?

Constance Fortin : Il faut s’inscrire via le Service régional d’admission du Montréal métropolitain (SRAM). Les démarches se font auprès du Cégep du Vieux Montréal, mais tout passe par le SRAM. Il faut réunir un bon nombre de documents (notes du secondaire, diplômes, papiers d’identité etc…) et ensuite entamer les démarches d’immigration. Il faut s’y prendre suffisamment à l’avance pour avoir le temps de faire toutes les autres démarches administratives, elles sont nombreuses et les délais peuvent être longs!

Catherine Ferré : J’ai pris les renseignements sur le site Internet de L’ÉJM puis du Cégep du Vieux Montréal. J’ai procédé à mon inscription dès que je suis rentrée en France via le site du SRAM, avant le 1er mars date de fin des inscriptions. J’ai été acceptée, mais malheureusement je n’ai pas pu commencer en août 2015, car nous n’avions pas trouvé d’école pour nos enfants et surtout notre maison principale n’était pas vendue. Je me suis réinscrite en novembre 2015 pour la rentrée d’août 2016 et là j’ai pu intégrer le Cégep et l’ÉJM.

Cégep du Vieux Montréal

 

Pourquoi avoir choisi Montréal?

Constance Fortin : Parce que c’est une ville inspirante, culturellement riche et toujours innovante ! On a le sentiment que rien n’est impossible ici… C’est très stimulant!

Catherine Ferré : D’abord parce que je ne savais pas qu’il y avait cette même école à Québec. Mais surtout parce que notre fille a scolairement deux années d’avance et à 14 ans elle pouvait continuer la même scolarité qu’en France au Collège Stanislas de Montréal. Nous souhaitions lui offrir de nombreuses opportunités pour son choix d’université à Montréal puisqu’elle va intégrer l’université en 2018 à 16 ans et nous serons donc près d’elle, car elle sera encore très jeune.

Source : Tourisme Montréal

 

Est-il difficile de s’intégrer au système d’éducation du Québec?

Constance Fortin : Absolument pas ! Il faut être prêt à se relever les manches et à travailler fort, mais on est très bien accompagnés.

Catherine Ferré : Je trouve le système d’éducation du Québec tellement plus facile qu’en France d’un point de vue intégration. Ici, tout le monde peut étudier quel que soit son âge et cela ne choque personne. C’est tellement différent en France, car passé l’âge de 26 ans, il est difficile d’intégrer le système éducatif français, alors à 45 ans c’est presque mission impossible, surtout dans un métier d’art….

Ici, les professeurs de l’ÉJM ou du Cégep valorisent énormément le travail, on est dans la recherche de la réussite et jamais on appuie sur un échec…. D’ailleurs, ici l’échec est une expérience !!!!! Les professeurs sont accompagnants dans notre démarche scolaire, il y a une relation d’entraide et de grande disponibilité de leur part… On nous répète beaucoup qu’on est capable, qu’on va réussir et tout est mis en place pour parvenir à cette réussite. Bien sûr il faut qu’on travaille, mais le résultat d’un travail sérieux rapporte énormément et est sans surprise: travail = réussite… Ici l’apprenant est au centre de l’apprentissage et tout est fait pour qu’il réussisse.

Ici il y a aussi la possibilité de moduler ou d’adapter la durée des études en fonctions de nos possibilités par rapport à notre vie : par exemple la vie de famille, ou la nécessité de travailler pour d’autres.

En conclusion, l’intégration au système d’éducation plus facile et ici le travail est récompensé au-delà des espérances….

 

Source : Joliane Matteau

 

 

Avez-vous des conseils à donner à de futurs étudiants?

Constance Fortin : L’important, je pense, est de bien se renseigner avant le départ. Concernant tous les aspects de l’immigration, pour qu’elle soit réussie, il faut être bien préparé, ça évite les mauvaises surprises. S’installer à l’étranger est une grosse décision, il faut le faire pour les bonnes raisons et dans de bonnes conditions ! Choisir l’ÉJM est assurément la meilleure des raisons!

Catherine Ferré : Être sûr des études qu’on veut faire. Le travail sera récompensé, et un accompagnement est proposé par le Cégep pour les étudiants étrangers pour la première session. J’ai suivi cet accompagnement à raison de 30 à 45 minutes par semaine, une personne nous alerte sur les différences avec ce que nous connaissons, comment nous organiser pour la session, les examens, la prise de notes, la gestion du stress, les personnes ressources. Prévoir suffisamment d’argent, car les études représentent un coût en terme de matériel et matériaux, le loyer, la vie ici, et il vaut mieux l’anticiper pour se concentrer principalement sur ces études et garder du temps libre pour les ateliers libres et les cours de perfectionnement.

Source : Anthony McLean

Qu’appréciez-vous le plus de cette nouvelle expérience?

Constance Fortin : Tout! Montréal est une ville géniale! L’ÉJM est très représentative de l’atmosphère de cette ville : l’accueil est chaleureux, on s’y sent comme à la maison, ça bouillonne d’idées et de créativité… VENEZ !

Catherine Ferré : La découverte de nouvelles études, de nouvelles expériences, dans une nouvelle ville avec une culture tellement différente de la mienne. Une ouverture d’esprit des gens qui est super, la possibilité de travailler l’art sans aucun jugement, mais plutôt des encouragements….. (Surtout à 45 ans). La gentillesse des Québécois.

Une école où on se sent comme chez soi et heureusement, car on y passe beaucoup de jours et de weekends. Et le Cégep où je me suis fait des amis dans d’autres sections d’art et cela me permet de découvrir des nouveaux cours (par exemple au Centre de textiles contemporains de Montréal) les fins de semaine. J’espère que cela va pouvoir continuer longtemps, au moins pour les 3 années voir les 4 années à venir, car j’envisage de moduler mes études sur 4 ans au lieu de 3 ans, puisqu’en tant que mère de famille, il n’est pas toujours évident de tout consacrer aux études! Ma famille a aussi besoin de ma présence.

Si vous êtes intéressé par le programme collégial en Techniques de métiers d’art, profil joaillerie, inscrivez-vous avant le 1er mars 2017 via le site web du SRAM.

Liens d’intérêt :

Service régional d’admission de Montréal

Consulat général de France à Montréal

Page Facebook de l’ÉJM