Tremplin 2016

Dans le cadre du programme Tremplin, l’École de joaillerie de Montréal permet aux récents diplômés du DEC en joaillerie de décrocher leur première expérience au Salon des métiers d’art de Montréal. En 2016, cinq joaillières font partie de la cohorte de Tremplin : Valérie Brunelle, Brigitte Côté, Jade Pauzé, Caroline Rivière et Stéphanie Thibault.

Afin d’en connaître plus sur chacune d’entre elles, une série de deux articles sera publié au cours du mois de novembre et de décembre. Dans ce premier article, les participantes ont échangé sur leur parcours professionnel ainsi que leur démarche artistique.

Bonne lecture!

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Pourquoi avez-vous décidé de devenir joaillière?

Stéphanie Thibault : J’ai voulu devenir joaillière parce que j’aime travailler de mes mains, mais surtout parce que j’aime les matériaux précieux et j’adore les bagues. De plus, j’aime les histoires souvent romantiques derrière chaque bijou!

Jade Pauzé : Au début, je me dirigeais vers une carrière en histoire de l’art. Une session a été suffisante pour que je comprenne que ça ne fonctionnerait pas, il manquait quelque chose. J’ai commencé à chercher un domaine créatif où je pourrais travailler avec mes mains et relever des défis techniques. J’ai décidé de me lancer dans le programme de joaillerie. Je me souviens d’un matin en classe où j’avais passé toute la veille en atelier. En fait, j’étais restée à l’école jusqu’à sa fermeture, parce que j’avais des projets à remettre. J’étais stressée, frustrée et fatiguée… Ce matin-là, sans m’y attendre, j’ai eu du plaisir à travailler. Je pense que c’est ça qui m’a décidée à devenir joaillière : j’ai réalisé que j’aimerais mon métier malgré les difficultés rencontrées.

Brigitte Côté : J’ai toujours eu le goût de créer et de confectionner des objets. La joaillerie m’a particulièrement charmée, car elle me permet de créer des petits objets, des œuvres d’art, qui sont portables. Transformer une idée vague en une vraie pièce qui ornera une personne, c’est un processus très fascinant et passionnant.

Valérie Brunelle : En fait, je n’ai pas vraiment décidé de devenir joaillière. Au départ, je voulais principalement apprendre à souder et à perfectionner les techniques nécessaires à la fabrication de mes bijoux en fil d’argent crocheté et tricoté. Pour ce faire, j’ai décidé de poursuivre mes études en bijouterie-joaillerie à l’École des métiers du Sud-Ouest-de-Montréal, puis à l’École de joaillerie de Montréal.

Caroline Rivière : J’ai décidé de devenir joaillière suite à la naissance de mes enfants. Je voulais avoir un métier qui me donnerait moins de contrainte au niveau des horaires, et être mon propre patron me semblait une bonne solution. À l’époque, j’avais déjà une petite entreprise de bijoux artisanaux, que je gérais en parallèle à mes études de biologie marine.  Lorsque j’ai décidé de changer totalement de carrière, je me suis inscrite à l’École de joaillerie de Montréal, car je voulais mettre toutes les chances de mon côté pour réussir dans ce milieu.

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Pouvez-vous décrire votre démarche artistique?

Valérie Brunelle : L’essentiel de mon propos réside dans le métissage, qui est le concept fondamental de mon travail. J’ai étudié deux ans en impression textile et j’adore ennoblir les textiles à la main, avec la teinture et le shibori. C’est dans ce parcours que j’ai appris que le métal est une fibre textile. Pour moi, le fil est l’élément principal de ma création. Seul, il est très fragile, mais tissé, crocheté, tricoté ou entrecroisé, il produit une structure très solide et aérienne.

Brigitte Côté : J’unis la luminosité, les textures et le mouvement du métal et des pierres, afin de créer des pièces qui reflètent la délicatesse, la force et la brillance de la féminité. J’affectionne particulièrement créer des pièces épurées et classiques, tout en leur laissant une petite touche unique et distincte.

Caroline Rivière : Ayant grandi sur une île dans l’océan Pacifique, mon enfance est teintée par les couleurs et les formes de la vie marine. Quand je suis arrivé au Canada, ces images m’ont suivies, et inspirent maintenant grandement mes créations, permettant aux gens de mon pays d’adoption de découvrir un autre monde. Le monde qui m’a bercé.

Jade Pauzé : Je crois qu’avant tout un bijou est un objet qu’on porte, il doit être confortable, mais aussi susciter quelque chose.  J’ai des pièces qui me font me sentir funky et vibrante, d’autres qui me donnent de l’assurance … ce que je cherche à créer, c’est ce petit plus là.

Stéphanie Thibault : Un angle ou une courbe, un trait de crayon ou un pli dans le métal, tout commence par la fragmentation d’une image, d’un ensemble jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une simple ligne. Lorsque qu’isolé, je me laisse guider par ce fragment issu de l’architecture moderne, de moulure d’une maison centenaire, de morceau de coutellerie d’antan, de montagne rocheuse, des bois d’un cerf…

 

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