Étudiants étrangers à l’École de joaillerie de Montréal, 2e édition

Johan Poizat et Justine Bonnin sont deux étudiants français qui ont choisi de venir faire des études collégiales à l’École de joaillerie de Montréal. S’il est vrai que de partir à l’étranger est excitant et vous ouvre sur le monde, on peut garder certaines réserves et avoir peur de faire le grand saut. Voici ce qui les a convaincus.

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Johan, étudiant de 2e année à la formation collégiale et récipiendaire du Prix de gemmologie 2015

 

Comment avez-vous entendu parler de nos formations?

Johan : L’année précédent mon arrivée, j’ai fait une formation en design/graphisme et une amie de ma promotion a été sélectionnée pour un DEC* en dessin animé au Québec. Je me suis alors dit qu’il fallait aussi que je jette un coup d’œil aux formations proposées au Canada. J’ai alors trouvé le site du Cégep du Vieux-Montréal, puis celui de l’École de joaillerie de Montréal et j’ai décidé de postuler car je voulais m’orienter vers une formation d’artisan.

Justine : J’ai trouvé la formation en faisant des recherches sur internet concernant la joaillerie.

*Diplôme d’études collégiales

Justine, étudiante de 1ère année

Justine, étudiante de 1ère année

 

Quels sont les premiers pas pour s’inscrire?

Johan : Pour s’inscrire il faut passer par le site Omnivox dédié aux candidats étrangers. Avant même d’avoir l’acceptation pour études en main, il faut lancer les démarches pour le visa, ce qui prend le plus de temps.
Justine : On doit s’inscrire au SRAM (Service Régional d’admission de Montréal) afin de proposer votre inscription à l’établissement si vous êtes intéressés par le Diplôme d’études collégiales (DEC). Sinon il est bon d’entrer en contact avec l’école afin d’obtenir plus de renseignements concernant les différentes formations qu’elle propose.

Pourquoi avoir choisi Montréal?

Johan : J’avais le choix de plusieurs villes et plusieurs formations au Canada, je m’intéressais aussi à l’ébénisterie, au design industriel ou au graphisme. Mais j’ai volontairement choisi Montréal car c’est une grande ville réputée pour son cadre de vie très agréable. En ce qui concerne les métiers artistiques, les villes sont des centres qui réunissent artisans, ateliers, musées, associations… C’est donc plus facile pour découvrir des personnes, des œuvres ou même des jobs en rapport avec sa formation.
De plus je viens d’une grande ville et j’aime vivre dans un cadre urbain et dynamique. Enfin il est évidement plus simple de communiquer et d’accéder aux cours dans une ville majoritairement francophone.

Justine : Mon copain et sa famille viennent de Montréal.

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Est-il difficile de s’intégrer au système d’éducation du Québec? Avez-vous des conseils à donner à de futurs étudiants?

Johan : Je trouve que l’intégration est très facile, du moins pas plus compliquée qu’en France. Toutes les conditions sont réunies pour la réussite. Il y a beaucoup de services, de très nombreux équipements à disposition. Montréal est une bonne place pour étudier, il y a de nombreuses universités et écoles et donc beaucoup d’endroits pensés pour les étudiants.

Les professeurs et les équipes pédagogiques sont très accessibles. Il faut conseiller aux étudiants qui postulent pour les métiers d’art d’avoir au moins essayé de travailler la matière avant de venir s’y investir pour de bon et plus particulièrement pour ceux qui ont un cursus d’études post-secondaire : penser à demander des équivalences pour les cours généraux. Cela permet de sauver beaucoup de temps que l’on peut réinvestir en atelier ou pour le travail à côté des études.

Justine : Il est très facile de s’intégrer au système éducatif québécois selon moi, le rapport élève-professeur y est moins formel, plus simple et chaleureux. Un conseil: lancez-vous!

Qu’appréciez-vous le plus de cette nouvelle expérience?

Johan : J’aime le fonctionnement de l’école-atelier, on peut y venir presque tout le temps pour travailler sur des projets scolaires comme personnels, il y a toujours quelqu’un pour vous aider et le cadre est très chaleureux, c’est une petite structure et donc on connaît rapidement tout le monde.
Le Cégep du Vieux Montréal (CVM) est très différent, c’est un immense bâtiment de 11 étages où l’on peut facilement se perdre. C’est une petite ville et on y trouve tout ce que l’on veut pour travailler, se distraire ou encore faire du sport après les cours. L’École de joaillerie de Montréal et le CVM sont proches, ce qui est pratique. De plus ils sont situés dans un quartier artistique en plein centre-ville, tout est à proximité.
Montréal est une très belle ville, surtout à l’automne et l’hiver car bien qu’il fasse froid, tout est prévu pour rendre la vile facile et on s’y fait très rapidement. Il est beaucoup plus facile de se loger pour un étudiant ici qu’en Europe et pour une si grande ville je trouve que le coût de la vie est très raisonnable.

Justine : Je suis très heureuse de cette formation, c’est très concret, dès la première session je peux observer une évolution fulgurante grâce à l’apprentissage des techniques qui nous sont enseignées. Toutes les semaines nous réalisons de nouveaux bijoux!

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Cette bague a été réalisée par Johan

 

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Hadrien Fléchelle-Lefèvre et Giovanni Fontaine, deux étudiants étrangers venus à Montréal étudier la joaillerie

 

L’École de joaillerie de Montréal est une des écoles-ateliers associées au Cégep du Vieux-Montréal. Le programme d’études, dont traite cet article, s’appelle Techniques en métiers d’art, option joaillerie.  L’ÉJM dispense les cours de concentration, où on y apprend les techniques propres à la joaillerie comme le sciage, le sertissage, la soudure et aussi la conception, le dessin technique, etc ; puis le CVM dispense les cours de base et de tronc commun. Les cours de base sont les mêmes pour tous les programmes : littérature, anglais, philosophie, éducation physique… Les cours de tronc commun sont les mêmes pour tout le programme de métiers d’art : marketing, démarrage d’entreprise, comptabilité, dessin d’observation, etc.

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D’autres liens pratiques:

Consulat général de France à Montréal

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