Venir étudier la joaillerie à Montréal, 4E ÉDITION

Roxanne Faure, Lucie Houvenaghel, et Anastasia Conkic sont en 1ère année au DEC Techniques en métiers d’art spécialisation joaillerie, tandis que Yann Poirier sera diplômé au mois de juin. Tous les quatre sont d’origine française, et ont choisi l’École de joaillerie de Montréal pour leurs études.

Les quatre étudiants ont changé leur vie, et ne regrettent pas leur choix. Nous avons voulu savoir pourquoi et comment ces courageux avaient entrepris ce périple.

Anastasia, étudiante de 1ère année, en plein travail de limage.

Comment avez-vous entendu parler de nos formations?

Roxanne : Un ami à moi, français est parti  faire des études en Lutherie à Québec il y a 3 ans, et m’a parlé de la formation en joaillerie au sein du CEGEP, en pensant que cela m’intéresserait. Je m’étais déjà renseignée pour une formation à Paris, mais c’est très onéreux.

Lucie : En faisant des recherches sur internet tout simplement, en recherchant les pays où il était possible de faire cette formation et en me renseignant sur l’accessibilité du programme aux étudiants étrangers et français en particulier.

Anastasia : J’ai fait des recherches sur internet principalement. J’ai aussi téléphoné directement à l’école de joaillerie car je ne comprenais pas très bien la différence entre le DEC et la formation continue.

Yann : Par hasard, en cherchant des formations en joaillerie sur internet. J’y ai vu l’occasion de vivre une expérience à l’étranger en plus de me former à un nouveau métier.

Roxanne, en 1ère année, sculpte des bagues en cire.

Quels sont les premiers pas pour s’inscrire?

Roxanne : Regarder le site du CÉGEP du vieux Montréal pour les étudiants internationaux, c’est très simple. Le site est très clair, on peut entamer les procédures d’inscription directement dessus, tout est expliqué.

Lucie : Il suffit de faire la demande sur le site dédié du cegep, la réponse est assez rapide et permet d’enchaîner avec les autres formalités administratives telles que la demande de visa/recherche d’un logement etc.

Anastasia : Il faut d’abord s’inscrire au SRAM, cela se fait longtemps à l’avance. Une fois que le Cégep a accepté notre inscription, on peut faire une demande de permis d’études et le tour est joué!

Yann : J’ai tout d’abord envoyé ma demande d’inscription accompagné d’un CV, d’une lettre de motivation et de mon livret scolaire à l’école de joaillerie (j’ai envoyé ma demande début octobre pour l’année suivante). Après avoir reçu une réponse positive (environ un mois plus tard), la demande de visa étudiant pour le Canada et le Québec s’est faite simplement sur le site du CIC et à été complétée en un peu moins de 4 mois.

Lucie, en 1ère année. Cours de sculpture et coulée à la cire perdue.

Pourquoi avoir choisi Montréal?

Roxanne : Car mon conjoint fait également ses études à Montréal dans l’animation 3D, dans une école qu’il a lui-même choisie. Montréal était le meilleur compromis pour nous deux et nous voulions vivre dans une ville active. Je connaissais déjà Montréal, je venais souvent l’été pendant mon enfance. C’était un choix évident pour nous deux.

Lucie : Toutes les recherches me ramenaient à Montréal à chaque fois, cela semblait être le plus approprié et ce qui convenait le plus à mon profil.

Anastasia : En fait je vivais déjà à Montréal avant de penser à reprendre des études.  Cela me permet de redécouvrir cette ville selon la vie étudiante, et je ne suis pas déçue!

Yann : Pour l’aventure principalement, j’avais envie de découvrir un nouveau pays et une nouvelle ville en plus de découvrir un nouveau métier.

Yann, en 3ème année, travaille sur une bague.

Est-il difficile de s’intégrer au système d’éducation du Québec?

Roxanne : Absolument pas. Le système du CEGEP est bien pensé et les professeurs sont  beaucoup plus à l’écoute des étudiants, rien à voir avec la France, on se sent vraiment bien encadré.

Lucie : Non !

Anastasia : On peut parfois être un peu perdu car c’est un système différent mais ce n’est vraiment pas difficile de s’intégrer, tout le monde est très accueillant et on se sent bien encadré.

Yann : Non, l’intégration à été facile. Le rapport avec les professeurs est vraiment différent et beaucoup moins formel qu’en France. C’est un peu déroutant dans un premier temps mais on s’y habitue très vite.

Gala des finissants 2017 : Chantale Fortin remet à Yann, alors en 2ème année, le Prix pour la qualité technique.

Avez-vous des conseils à donner à de futurs étudiants étrangers?

Roxanne : Ne pas hésiter à venir si vous en avez déjà l’idée, et s’y prendre à l’avance pour faire ses papiers.  Pour ma part, tout a été rapide et sans embûches, mais on ne sait jamais ce qu’il peut se passer au niveau administratif. Il est possible de faire sa formation en 4 ans au lieu de 3, ce qui peut être très intéressant pour ceux qui n’ont pas de gros moyens financiers avant de partir (ou des problèmes de santé, etc.) et qui veulent travailler à côté. Il est TRÈS facile de trouver des petits boulots à mi-temps à Montréal.

Lucie : Ne pas avoir peur et se lancer. C’est actuellement l’une de mes meilleures expériences scolaire et humaine !

Anastasia : Inscris-toi le plus tôt possible ! Car les délais administratifs sont souvent longs et cela évitera le stress inutile de recevoir un permis d’études à la dernière minute. Il est aussi important de faire les équivalences de diplômes pour ne pas repasser des matières déjà validées.

Yann : Prévoyez bien votre voyage, venez visiter le pays avant si vous en avez la possibilité, et si vous êtes vraiment motivés foncés!

Cégep du Vieux Montréal.

Qu’appréciez-vous le plus de cette nouvelle expérience?

Roxanne : Être loin de la France. Les gens, la vie, et l’ambiance générale est beaucoup plus calme et sympathique ici. Je ne me suis jamais sentie aussi bien qu’ici.

Lucie : Apprendre vite, pratiquer énormément et me sentir indépendante rapidement grâce aux connaissances que l’on me transmet.

Anastasia : Le fonctionnement des cours au Cégep et la souplesse qui est permise (on peut moduler notre emploi du temps en fonction de nos capacités). Tout est fait pour que l’on réussisse nos études, il y a des aides de toutes sortes et un encadrement très complet. Aussi l’enthousiasme général des professeurs et la proximité que l’on peut avoir avec eux (ils se montrent très disponibles).

Yann : Cette expérience m’a poussé à sortir de ma zone de confort et m’a énormément appris sur moi. De plus les québecois sont vraiment accueillants.

Le Quartier des spectacles, à deux pas de l’ÉJM.

Après votre diplôme, quels sont vos plans? Pensez-vous rester ensuite au Québec?

Roxanne : Chercher du travail dans mon secteur d’apprentissage, monter mon entreprise… Si j’en ai la possibilité, je ferai tout pour rester ici.

Lucie : Devenir joaillière bien évidement et posséder ma propre « marque ». Je ne sais pas encore si je veux rester après mes trois ans de formation, je n’en suis qu’à ma première année ! Mais cela semble bien parti.

Anastasia : J’espère rester à Montréal et y travailler, ouvrir mon propre atelier et couler des jours heureux au gré des saisons.

Yann : Je compte retourner m’installer en Europe pour me former à la haute joaillerie puis ouvrir ma propre affaire.

Liens pratiques :

Cégep du Vieux Montréal

Renseignements pour étudiants internationaux sur le site du SRAM (Service Régional d’Admission du Montréal métropolitain)

Consulat de France à Montréal

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